Suivez nous sur :

Hypertension artérielle durant la grossesse, un risque majeur : la pré-éclampsie

L’hypertension gravidique (durant la grossesse) est un risque commun associé à la pré-éclampsie. Si les symptômes et le suivi sont bien connus du monde médical, il est important pour la femme enceinte de surveiller en permanence l’apparition des troubles significatifs. Si les causes de la pré-éclampsie ne sont pas encore totalement déterminées, le suivi médical s’attache à déceler les signes de cette pré-éclampsie responsable d’un tiers des accouchements de grands prématurés et d’une vingtaine de décès de parturientes chaque année en France.

Une maladie fréquente de la femme enceinte pouvant être mortelle

40 000 femmes chaque année en France seraient touchées par cette maladie qu’est la pré-éclampsie. Cette pathologie survient plus de 7 fois sur 10 lors d’une première grossesse mais n’épargne pas non plus les femmes multipares. Bien qu’on ignore en grande partie les causes de la survenance de la pré-éclampsie, on a remarqué certains facteurs de risques dont :

  • La grossesse multiple (jumeaux, triplés…),
  • La première grossesse (nulliparité),
  • Une pathologie installée (hypertension, diabète, maladie rénale, obésité),
  • Mais aussi des facteurs divers dont une hérédité de la maladie, un défaut d’exposition aux gamètes mâles ou un changement de partenaire…

Si dans la grande majorité des cas, l’hypertension artérielle gravidique et la pré-éclampsie sont traitées rapidement et efficacement, sans séquelles ni chez la mère ni chez l’enfant, dans 10% des cas environ, survient une complication (décollement placentaire) qui oblige à extraire en urgence le fœtus que celui-ci soit viable (grand prématuré) ou non viable.

Pour la maman, on constate qu’une vingtaine de décès sont dus à l’éclampsie notamment par des crises convulsives fatales et/ou des hémorragies cérébrales très souvent mortelles.

Des symptômes à surveiller

C’est à partir de vingt semaines d’aménorrhée (disparition des règles) que peuvent apparaître les symptômes d’une hypertension gravidique ou de pré-éclampsie qui se traduisent par une élévation de la pression artérielle provoquant souvent des maux de tête, des bourdonnements d’oreille ou des troubles de la vision ; mais aussi par l’augmentation du taux d’albumine dans les urines avec parfois des œdèmes des mains et du visage.

C’est pour ces raisons que le suivi médical de grossesse ne doit jamais être négligé notamment dans son attachement aux résultats des analyses d’urine afin de vérifier le taux d’albumine et au contrôle de la pression artérielle.

Il semble selon les études menées par certains chercheurs, que la prise d’aspirine à faible dose au cours des 12 à 16 premières semaines de la grossesse pourrait diviser par 2 ou 4 les risques de survenance de pré-éclampsie ; mais au-delà de 16 semaines d’aménorrhée, la prise d’aspirine ne serait plus efficace. (Source MedscapeFrance)

Même après la naissance

En effet, même après la naissance, la pré-éclampsie post-partum est un risque qu’il faut continuer à considérer en s’assurant de la normalisation de la pression artérielle de la jeune maman.

Les chercheurs continuent à traquer les marqueurs éventuels d’une prédisposition à la pré-éclampsie afin de pouvoir dépister les femmes à risque dès les premières semaines de grossesse. Actuellement, les marqueurs qui donnent le maximum de pistes sont le facteur de croissance placentaire, l’endogline mais surtout les cellules immunitaires ‘T régulatrices’.

En France, l’association APAPE (Association de Prévention et d’Actions contre la Pré-Eclampsie) est reconnue d’intérêt général. Son site est accessible ici : www.apape.fr.

Source : INSERM

 Brigitte C.M

Partager.