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Allergies, intolérances et grossesse

Est on plus sensible aux allergies quand on est enceinte ? Les intolérances alimentaires sont-elles amplifiées ou diminuées durant la grossesse ? Des questions que l’on peut se poser avec plus ou moins d’inquiétude en fonction des intolérances et allergies dont on souffre déjà. Et puis, qu’en est-il des traitements anti-allergiques ? Tous sont-ils compatibles avec la santé de l’embryon puis du fœtus ? Pour celles qui souffrent déjà de ces désagréments, la perspective de la grossesse et des maux de la grossesse qui viendront s’y ajouter peut inquiéter. Il est donc temps de faire un bilan sur les allergies, les intolérances et la grossesse.

Le terrain allergique et l’arrivée de la grossesse

Soyons clair, selon le Dr Nhân Pham-ti, chef de service de l’unité d’allergologie à l’Institut Pasteur, si les médecins ne disposent pas de chiffres précis en matière, de symptômes d’allergies pendant la grossesse  « Chez certaines, ils diminuent de façon très notable, jusqu’à parfois se faire oublier. Mais chez d’autres, ils s’aggravent considérablement. » (Source : Destination santé). Certains citent une ‘règle des trois tiers’ selon laquelle chez un tiers des femmes, le phénomène d’allergie augmente durant la grossesse, chez un autre tiers, il stagne et diminuerait même pour le dernier tiers. D’ici savoir dans quel tiers on va se retrouver… Mystère !

Ce que l’on sait des allergies et intolérances, c’est qu’en règle générale, c’est une hyper réaction du système immunitaire qui ‘reconnaît’ dans l’aliment, les acariens, les poussières, les poils de chat…un agresseur contre lequel il faut lutter parfois trop fort. Au final, démangeaisons, urticaires, éternuements, rhinites, yeux gonflés, transit perturbé et même œdème de Quincke pour les cas les plus sévères.

Or, durant la grossesse, le système immunitaire évolue chez la femme par la libération de certains médiateurs qui permettent à l’embryon de se fixer puis au fœtus de vivre au sein de son organisme. L’évolution du système immunitaire se constate mais ne s’anticipe pas encore. Donc dire à l’annonce de la grossesse que les allergies existantes vont disparaître, stagner ou s’intensifier relève des mêmes postulats que la phase de la Lune, le régime salé ou le calendrier chinois (et non les calendriers fabriqués en Chine….).

Bon à savoir : Pour le plaisir, on a mis en ligne sur notre page Facebook, un petit florilège des ‘méthodes’ permettant de prédire le sexe de l’enfant. Édifiant et amusant….

Faut-il continuer la lutte contre les allergies pendant la grossesse ?

A moins que les traitements anti-allergènes (antihistaminiques notamment) ne soient contre-indiqués par votre médecin, il faut préserver votre potentiel et votre santé durant la grossesse. Donc, informez votre médecin et/ou allergologue de votre désir de procréer ou de votre état, et informez votre gynécologue, obstétricien ou sage-femme de votre terrain allergique mais surtout de la posologie de vos médicaments. S’il s’agit d’une allergie ou d’une intolérance alimentaire, ne changez rien. Pourquoi tenter le diable et risquer une crise au moment où vous devez être au mieux de votre forme ?

Généralement, il faudra continuer la majeure partie des traitements prescrits (contre l’asthme notamment) mais avec parfois des changements dans les molécules et/ou les adjuvants et excipients des médicaments.

De même, si vous aviez entamé une désensibilisation avant votre grossesse, dans la plupart des cas, il faudra la poursuivre afin d’en conserver l’efficacité mais jamais sans l’avis du corps médical. Par contre, il est trop tard, si vous êtes enceinte, pour entamer un programme de désensibilisation à une allergie.

Bon à savoir : Les allergies et intolérances au gluten, voire le gluten lui-même sans allergie ni intolérance, doivent être pris au sérieux selon les informations que nous avons retransmises sans l’article de juillet 2015 : Gluten, fausses-couches et accouchements prématurés.

Brigitte C.M

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